et

vous présentent (roulement de tambour) :
Mon
hommage à
2005
- by François AIMÉ, même pas peur.
Rss
des prochains concerts de Lorie
 |
Raillé
par mon entourage, montré du doigt par mes petits
camarades, hué ouvertement par un journaliste
à l'occasion de ma dernière >
interview <, mais encore vaguement toléré
par ma concubine (j'aime pas ce mot, mais c'est
le terme technique), neuf fois sur dix les rares arguments
que l'on m'oppose, les fois où argumentaire il
y a, s'avèrent particulièrement stériles
et infondés. Mais damned de quoi s'agit-il ?
Quelle est donc ce sombre aspect de ma personne que
l'on qualifie à tour de bras de 'défaut',
et qui fait la risée de tous ? Pourquoi des photos
de Lorie plein cette page ? Mystère... Certes
j'ai un nez tordu, de grandes oreilles, et un menton
proéminent, oui je commence à perdre mes
cheveux, et de prime abord j'ai l'air d'être taillé
dans un barreau de cage à serins, oui encore
mon déroutant stoïcisme peut paraître
exaspérant, et par ailleurs je suis incapable
de tenir des propos sérieux plus de trois minutes,
mais rien de tout celà ne fait l'objet de l'impitoyable
ségrégation contre laquelle je viens ici
lutter. Car ils peuvent nous enlever la vie, mais
ils ne nous enlèveront jamais... notre Liberté
!
Proies des idées reçues ou moutons enclins
à suivre la meute sans état d'âme,
cette page s'adresse à vous. TAADAAAAN ! Ca en
jete un max.
|
Bien,
entrons maintenant dans le vif du sujet :
- Je m'appelle François,
j'ai 28 ans, et je suis fan de Lorie...
- Bonjoouur François ! |
(...regard rêveur, flou
wave enchaîné et FLASH-BACK, Action !)
Un beau jour, grande fête au château il y
a bien longtemps, je dis tout haut "Waw c'est
sympa ce truc là..." je monte le son
pour mieux entendre... Une certaine Lorie (mécékidonc?)
est en train d'interpréter Près de moi
> Tabs
<... trois minutes plus tard j'étais
fan ! |
L'Odyssée

Biographie très freestyle, je vous aurai prévenus.
Au commencement, la
Terre est une grosse boule de matières en fusion.
Sous une forme ou sous une autre, Lorie est déjà
quelque part dedans...
Lorie
naît à l'insu de tous, une
nuit, 11 jours 15 heures et 40 minutes après mon quatrième
anniversaire, deux dates dont alors tout le monde se fout
éperdument. Elle non plus, malgré des demandes
répétées, n'aura ni frangin ni frangine.
Lorie bave, gazouille, fait sur elle en dépit de tout
amour propre, trempe ses mains dans sa soupe, encastre tant
bien que mal des cubes Fisher-Price dans des trous carrés,
ronds, ou en forme d'étoiles (étoile ? un présage
?). Haute comme deux pommes et demie elle apprend à
marcher, puis à lire, écrire, et compter fort
correctement car à cette époque l'école
laïque, publique et obligatoire n'est encore pas tout
à fait l'agrégat cancéreux de réformes
aussi invraisemblables qu'absurdes que l'on connaît
aujourd'hui. Les seuls "projets d'écoles"
sont tacites et consistent tout bonnement à instruire
les enfants. Quelle que soit la structure du bocal, les cornichons
et leurs parents s'appellent respectivement des élèves
et des parents d'élèves, non encore des apprenants
et des géniteurs d'apprenants (notez cet exemple
éclatant témoin d'une ènième réforme
particulièrement idiote, prodigieusement inutile, et
d'un comique ô combien navrant...) En parlant de terminologie,
Lorie ne s'appelle d'ailleurs toujours pas Lorie. Par contre
pour ma part on me surnomme déjà Mémé,
je le souligne conscient du fait que ça n'intéresse
personne aujourd'hui encore. (Patience, patience, vous dis-je...)
Bref,
Lorie attrape de justesse le wagon de queue de la génération
Albator, et grandit au fil des aventures d'Ulysse 31, des
Cités d'Or, de Jayce, Tom Sawyer, Cat's Eyes, Niky
Larson... Aussi, nul doute qu'une petite voix vienne la nuit
lui murmurer "Va, Laure, conquérante de demain,
illumine les chemins obscurs de l'Univers..." (J'ouvre
une parenthèse pour vous mettre au défi de trouver
de nos jours un dessin animé qui puisse prétendre
obtenir le soutien du Ministère de la Culture) (J'ouvre
une seconde parenthèse pour me demander d'ailleurs
si ce ministère là existe toujours...)
Lorie, donc, s'épanouït dans un foyer honorable,
chaleureux et uni, soit pour beaucoup d'enfants de son âge,
trois fois enviable. Oserais-je parler d'une adorable maman
poule et d'un dévoué papa gâteau ? (ne
le prenez pas mal, chers parents de Lorie : c'est un compliment,
et non des moindres ;)
Par
le biais du patinage artistique, Lorie établit très
tôt sa première relation enivrante avec le public
(considérez là l'aspect figuré de mes
propos, je ne parle bien sûr pas d'une quelconque cuite
en compagnie du public à la buvette de la patinoire),
et y prend un goût prononcé qui la confortera
dans son choix d'une carrière vouée au show,
au spectacle, et à la renommée. Mais pas dans
le patinage en fait, puisqu'elle se bousille deux fois le
même genou en se ramassant sur la glace. Ben oui il
fallait s'y attendre : la glace ça glisse, et encore
plus avec des patins... Non mais franchement, quelle idée
aussi ? Puis Lorie entre au collège et y découvre
les joies universelles de faire des conneries pendant les
cours juste pour le plaisir de faire râler le prof et
marrer ses petits camarades. C'est la période des premiers
émois et autres petits mots tendres entre filles et
garçons (car c'est bien à cet âge là
que ça nous attrape tous), des premières meutes
de fans masculins et du premier vrai bisou mouillé...
en somme la vie normale d'une collégienne normale.
Après le collège en principe vient le lycée,
et qui dit lycée section sport-études fin 90's
dit look sportif, zéro dégonffle, tempérament
décidé et toujours partante pour une crise de
fous rires, sorties en boites jusqu'à pas d'heure,
facture téléphonique qui explose, potins, boutiques
de fringues et organisation des vacances... Bac à la
fin de l'année, trois semaines de flippage-à-mort
et de révision intensives... Ben oui, sans le bac on
ne peut rien faire. Sauf militaire ou artisan, ce qui n'a
strictement rien de déshonnorant. Bien au contraire
d'ailleurs. Ceci dit, avec la bac on ne peut pas faire grand
chose non plus... Bref Lorie mène une vie 100% normale
et pour tout dire 97% anonyme jusqu'à l'âge aproximatif
de 18/19 ans...
Après
avoir écumé tous les casting des environs, après
s'être fait jeter des maisons de disques comme une malpropre
à grand renforts de "mouais, hahaha, on vous
rappellera", après avoir très certainement
fondu en larmes bon nombre de fois parce qu'après tout
c'est parfaitement humain, et s'être sans doute remise
en question à plusieurs reprises, et bien là
donc, un producteur ose enfin tenter timidement l'aventure...
et tout d'un coup PAF !
le méga single de la morkitu, et là, touuut
s'ennnchaîne : son rêve d'enfant se concrétise,
la planète entière et même ses environs
découvrent soudainement l'artiste talentueuse qu'elle
est, les journalistes les plus "awares" commencent
à fouiner dans son passé et dans sa personnalité
dans le but non dissimulé de vendre du papier pour
abreuver les fans dépensiers en publiant des scoops
toujours plus trépidants et sensationnels les uns que
les autres. Citons par exemple et à titre illustratif
quelques morceaux choisis dans la presse spécialisée
: "Elle aime passer ses vacances au soleil, Noël
en famille, le 1er de l'an entre amis, elle n'aime pas l'hypocrisie,
la violence, les machos" révélations
qui, vous en conviendrez, nous marquent de leur extraordinaire
pertinence et méritent bien à ce titre d'être
précisées aux millions de lecteurs qui auraient
pu jusqu'ici penser que Lorie aimait passer ses vacances dans
un igloo, Noël à bord de la station MIR, et le
1° de l'an sur la stèle du soldat inconnu, ou pour
ceux, vraisemblablement nombreux, enclins à croire
qu'elle est hypocrite, violente, et craque volontiers pour
le premier gros lourd venu...
Relevons encore cette formidable prouesse primée aux
Oscars du remplissage-de-page-blanche : "Elle donnera
un show final qui remplira une dernière fois
Bercy pour finir sa tournée" des fois
qu'on n'ait pas bien compris la première fois. Comme
dirait Coluche, quand un journaliste il en sait autant
que ça il devrait être autorisé à
fermer sa gueule...
S'en
suit donc un inévitable engouement du public.
Engouement
tellement soudain que Lorie devient trèèès
très vite une star incontournable de la chanson française,
partagée entre l'envie de se dévoiler enfin
à ses fans (d'où les sorties successives de
ses livres "Mes secrets" puis "Ma
tournée") et la nécessité de
conserver l'intimité d'une vie à peu près
privée. Damned, quel cruel dilemme... Et ben oui, qui
ne rêve pas de se sentir aimé (bon, moi ça
compte pas : Aimé c'est mon nom), d'avoir sur tous
les continents des milions de fans à embrasser chaleureusement
? Mais en revanche, qui rêve de voir ses moindres faits
et gestes, ses plus intimes pensées, relatés
dans la presse et connus de tous ? Sa désormais célèbre
devise de battante "N'attends pas que les événements
arrivent comme tu le souhaites, décide de ce qui arrive
et tu seras heureuse" motive toute une génération
de jeunes fans. La mienne aurait été fondée
sur un stoïcisme plus marqué et aurait plutôt
revêtu la forme suivante : "Attendre quelque
chose est le meilleur moyen d'être déçu,
fais comme si tu avais décidé ce qui arrive
et tu seras heureux". Comme quoi, il vaut mieux
qu'elle soit célèbre et moi pas...
Les
premiers textes de Lorie rassemblent en masse un public sinon
exclusivement, au moins majoritairement, composé de
fillettes âgées de 8 à 14 ans. (Par ailleurs
la buvette du Zenith ne débite sagement qu'une dizaine
de bières par date à des papas sceptiques, rien
de commun avec la bousculade permanente de 90 bourrins assoiffés
à chaque concert d'Iron Maiden...)
Qu'à cela ne tienne, comme se croira obligé
de préciser un autre magazine : "Lorie n'aime
pas savoir les enfants malheureux"... Non, sans
blague ? Vous m'en direz tant. Une fois de plus, rendons ici
hommage au professionnalisme émérite de nos
camarades reporters. Heureusement, la mise en page de leurs
articles est souvent assez réussie, à la fois
énergique et bucolique, ce qui rend au moins très
décoratives ces pages vides de tout contenu. La plastique
quasi-céleste de Lorie et la péjorative simplicité
qui lui sont attribuées lui vaudront la qualification,
certes pertinente dans les faits mais pour le moins irrévérencieuse,
de "véritable produit commercial"...
Comme tout étiquetage précipité, celui
de Lorie dans la catégorie "Britney-Starac'-Alysée-L5"
se base sur des a priori sans audace.
Et
puis, pour en revenir au public de fillettes, il faut bien
admettre que la passion frénétique obsessionnelle
qui caractérise ces jeunes fans entraîne avec
elle le syndrome abusif "yeux-de-cocker" et autres
caprices infantiles, qui eux-mêmes entretiennent le
côté bonne poire parental, parents qui finalement
à leur tour dépensent les yeux de la tête
en marchandising à l'effigie de Lorie. Et pour le bonheur
de leur progéniture ils consentent plus ou moins volontairement
à débourser en un mois une somme bien plus conséquente
que celle qu'ils n'auraient jamais déboursée
en vingt ans pour eux-mêmes à l'effigie de Dire
Strait et Led-Zep réunis. Aussi ce public
très jeune reste-t-il, sur un plan purement pécuniaire,
une vraie aubaine pour Lorie alors en pleine phase d'ignition
(mise à feu, pour nos camarades francophones). Lorie
fonde consécutivement un Fan Club basé à
Jouy en Josas pour gérer le colossal flux de courriers.
Progressivement,
Lorie rencontre et côtoie tous un tas de gens célèbres,
et s'émerveille toujours humblement et presque incrédule
car sans forcément avoir continuellement conscience
d'être elle-même aussi une célébrité
nationale. Face à la frénésie de ses
fans et à la presse à sensation elle parvient
assez honorablement à contrôler la diffusion
de toute info privée susceptible de faire l'objet d'un
scoop non creux, mais sa relation avec ce bon vieux Billy
s'avère à la fois bien trop médiatique
pour être passée sous silence, et bien trop providentielle
pour ne pas être plus ou moins exploitée comme
tremplin exportateur dans l'optique d'un plan de carrière
déjà bien lancée. C'est par ailleurs
de très bonne guerre et je n'ai aucune critique à
formuler, je présume que des tas de gens ont découvert
Lorie via Billy, et inversement. Et pendant ce temps là
nos deux héros vivaient heureux.
Que demander de mieux ?
Maaais
il y a un mais, comme dirait l'autre : qui dit relation médiatique
dit aussi rupture médiatique... Voici, pour
ne citer que lui, trône en redoutable chacal dans le
domaine, bien qu'aucune entité pensante post-néolithique
ne soit assez sotte pour gober le moindre mot du contenu de
ce magazine hors du commun, et n'a pas loupé l'occasion
de décréter arbitrairement la réalité
d'une relation quasi incestueuse entre Lorie et J.W. son talentueux
producteur, marié et papa de son état. Dans
la catégorie risible et grotesque, les infos nationales
sont déjà classées au mémé-top-five,
je vous laisse apprécier le seuil de respect, de tact
et de déontologie de Voici... La relation
que Lorie noue par la suite avec un certain Christophe, l'un
de ses danseurs, se voit lamentablement propulsée en
couv d'un des numéros suivants. Mais laissez les vivre,
bordel ! Ca n'a rien d'extraordinaire d'avoir quelqu'un dans
sa vie. La moitié de la planète à une
relation avec l'autre moitié (ou devrais-je dire pour
être plus lucide, les deux tiers de la planète
ont une relation avec les deux autres tiers) et personne n'a
l'idée d'en fait un tel foin.
Enfin
bon. Ses singles successifs "Sur un air latino"
à l'ambiance salsa pour l'été 2003 ou
le tube "Week-end" qui résonne aujourd'hui
encore dans tous les open-spaces à l'approche du vendredi
soir, et qui inspirera l'intitulé de sa tournée
2004, irriguent d'un sang neuf le style musical de Lorie et
élargissent en douceur la fourchette d'âge de
son public. En effet ses clips roses et ses titres innocents,
édulcorés diront certains, se cantonnant jusqu'ici
à relater principalement des béguins de vacances
ou de cour de récré, et se voyant de ce fait
plus ou moins ouvertement destinés au mieux à
des collégiennes de bonnes moeurs, s'ouvrent alors
à un public plus vaste. Constatons
que des titres pourtant trempés dans une tout autre
forge, comme par exemple "Se donner la main"
(parfaitement au niveau du mondialement connu "Heal
the world" de notre ami Mickael Jackson), "L'homme
de ma vie" extrêmement touchant, "A
vingt ans", ou "Pour que tu me reviennes"
(qui n'a lui non plus absolument rien à envier au "Pour
que tu m'aimes encore" de Dion / JJG), n'ont pour
le moment pas suffit à faire pencher la balance du
côté adulte. Début 2004 donc, Lorie nous
offre un nouvel album aux consonances résolument plus
matures et aux rythmiques plus exotiques. Un "Ensorcelée"
aux couleurs del mariachi, un larmoyant "Si tu revenais",
un "Au-delà des frontières"
aux accents poignants d'infanterie irlandaise, l'album "Attitudes"
laisse décidément transparaître l'évolution
d'une artiste pluripotente, ainsi toujours en synergie avec
ses fans de la première heure. C'est qu'eux aussi évoluent,
mine de rien ;) Lors de la dernière tournée
des Enfoirés, dont elle intègre volontiers les
rangs, Lorie rencontre Jean-Jacques Goldman, grand maître
et dernier poète de notre époque. Toujours généreux
et disponible, il écrit pour elle "C'est plus
fort que moi", témoignant ainsi à
Lorie une réelle reconnaissance dans l'univers de la
chanson française.
Pourtant,
encore beaucoup de nouveaux fans potentiels rechignent à
s'affranchir de l'image de chanteuse-pour-midinette ancrée
dans les esprits, et se font donc encore timides. C'est d'ailleurs
un peu à leur attention et dans un but d'appel à
l'exorcisme que je rédige ces pages... (Ouvrez les
yeux les gars, Lorie c'est vachement bien !) 
Elle
nous surprends ensuite par un nouveau single bien plus rock
que ses productions précédentes : "Toi
& Moi", qui déroute par un riff énergique
de guitare bien grasse (rien de commun toutefois avec LoudBlast
hein) et par un refrain assez dissonant, un vrai petit coup
de pied dans la fourmilière de ses fans qui, du coup,
ne savent plus trop comment appréhender son prochain
album prévu pour 2006... Mais que nous réserve-t-elle
? Pour maintenir le suspens et réguler le rythme de
sortie de ses disques, Lorie nous mijote un best of, intitulé
sobrement "Best Of", peut-être un peu précoce
dans la mesure où il regroupe le tiers de ses chansons
mais agrémenté d'une attrayante pincée
de titres inédits...
...à
suivre.
10 bonnes raisons
d'être fan de Lorie :
 1
: Lorie est une fille.
Ce premier argument est sans appel. Ok les filles ont toujours
froid aux pieds, mais elles sentent toujours bon, elle vivent
plus longtemps, elles ont toujours raison (bon ça il
faut le dire vite), elles sourient, elles sont douces et adorables,
et elles débordent d'amour... en un mot elles ne souffrent
pas du lourd handicap d'être un garçon. Enfin
y a quand même des bons côtés à
être un mâle hein : nos muscles fonctionnent mieux,
on ne se fait pas emmerder dans la rue, notre peau ne marque
pas en violet quand on se cogne à la table basse, on
sait lire une carte routière nous au moins (na!), on
tient mieux l'alcool... quelques petites consolations quoi.
Mais quand-même, les filles restent supérieures...
"Par
ce que dans les rangs des chasseurs
qui dégomment la tourterelle,
et occasionnellement les Beurs,
j'ai jamais vu une femelle".
Leeloo
moultipass, même Luc Besson a créé son
Cinquième Elément au féminin.
Voyez là un accès barbare et incontrôlé
de testostérone, ou le témoignage d'un profond
respect pour la gent féminine, le fait demeure : Lorie
est bel et bien une fille. Vous l'aurez sans doute tous remarqué.
Rien qu'à ce titre elle mérite toute notre considération.
Alors oui, peut-être que mes valeurs datent un peu (je
ne peux pas sortir sans rien sur la tête, par exemple...),
et que j'ai une mentalité de vieillard à ce
qu'il paraît (d'où mon surnom, probablement),
peut-être voué-je pour celà une déférence
irréaliste aux femmes de notre belle planète,
ne serait-ce qu'en ôtant mon bob ou mon bonnet selon
la saison pour m'adresser à chacune d'entre elles (par
politesse hein, pas parce que j'ai l'air con avec mon bob
ou ma casquette de marin...), mais quoi qu'il en soit cela
n'entrave en rien le fait que Lorie mérite sinon de
l'admiration au moins du respect.
2
: Lorie sait faire quelque chose.
Chanter
! Bon sang pour ça elle sait chanter. Elle a chanté
seulement trois minutes sur mon autoradio la première
fois : ça a suffit à faire de moi un incurable
fan et un fervent militant. Qu'importe sa tête ou son
âge, on ne peut pas être complètement loose
quand on chante aussi bien... D'ailleurs elle chante tellement
bien que Jean-Jacques Goldman lui-même (LE Jean-Jacques
Goldman, le vrai, voyez : je suis pas tout seul à être
d'accord avec moi-même) a écrit une chanson pour
elle : "C'est plus fort que moiaaaaaaa".
Ici le profane pourrait penser qu'il s'agit en fait d'un hommage
à la MasterSystem de Sega... mais non. Du
tout. A titre indicatif et pour ceux qui pourraient douter
de ma clairvoyance en terme de talent, voici une représentation
de mon échelle de tri : Ceux qui savent chanter : JJG
(un grand maître, Yoda peut se rhabiller), Sting (et
encore, il force même pas), Céline Dion (oui
bon... mais quand-même, elle sait chanter), Amy Lee
(Ho ho, "Emilie", je viens de comprendre ! Elle
dépote Amy, elle chante avec ses tripes, vraiment ça
force le respect), Bruce Dickinson (écoutez donc Children
of the Damned bande d'incultes), Freddie Mercury (quand
on pense qu'il n'était même pas un extraterrestre)...
et moi, ben entendu, il faut bien admettre que je les surpasse
tous ;))
Maintenant ceux qui ne savent pas chanter : alors au top flop
nous avons Lara Fabian (si tu vomis, vomis la-dedans), Renaud
(ça s'arrange pas), Vanessa Paradis (vivent les amplis),
'M' (pfff... tout le monde sait parler hein), Gainsbourg (avec
panache, certes, mais il parlait aussi), Brassens (pom-pom-pom,
heureusement qu'il avait un kazou)... Attention, ces gens
sont des types géniaux, des paroliers et et des compositeurs
hors pair (enfin sauf Lara faut pas déconner), alors
ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Même si
j'apprécie l'intégralité de leur oeuvre,
ou quelques titres seulement, ou même rien du tout,
techniquement parlant venez pas essayer de me dire qu'ils
savent chanter... Ah oui, également, Lorie sait danser.
Damned ! Comme une Déesse oui, et je pèse mes
mots (là c'est facile à peser, puisque je défie
quiconque d'avoir jamais vu une Déesse en vrai, et
à plus forte raison une Déesse qui danse...).
Est-ce que vous l'avez déjà vue faire, Lorie
? Non ? Oui ? On croirait voir tantôt une panthère,
tantôt un matador, tantôt la fille de Johnny Clegg,
l'instant d'après un hiphopeuse-lock-breakeuse, tous
les styles lui collent à la peau c'est ahurissant.
Une vraie 'caméléone' du mouvement corporel.
De l'Art à l'état brut, j'en reste béat
d'admiration... gâââh... ok je renroule
ma langue pour aborder le point 3 :
 3
: Lorie a fait de sa passion son travail.
Ca, ça force l'admiration... Combien parmi vous peuvent
se prévaloir de consacrer leur vie à une vocation,
et non à un bête emploi par défaut
? Combien parmi vous ne se font pas foncièrement chier
du lundi au vendredi en comptant les jours à trier
des dossiers vides, à saisir des stats ineptes, à
passer les mêmes coups de fil à la même
heure aux mêmes fournisseurs invariablement à
la bourre, à tenter d'instruire des mômes irrespectueux,
ou à flatter des clients qui vous sortent par les trous
d'zyeux, en maudissant chaque jour qui passe le manque d'ambition
et la flémingite qui ont caractérisé
votre jeunesse ? 3...2...1... ça y est c'est le Week-end
! Combien enfin parmi vous n'attendent pas enfin la sacro-sainte
"fin de semaine", comme diraient nos camarades britanniques,
pour pouvoir, enfin, le temps de deux jours hebdomadaires
dans le meilleur des cas, vous adonner à ce que vous
aimez vraiment ? Je sais pas moi, la randonnée, la
photo, la pétanque, le bowling, la danse, la planche
à voile, le bricolage, l'escalade, la menuiserie, le
baby-foot, la peinture, les échecs, le dessin... Ah,
ce serait vachement bien de pouvoir être rémunéré
pour jouer au baby-foot à longueur d'année,
hein ? Ou pour être joueur de fléchettes professionnel
? Et bien elle c'est le chant et la danse, le show, la scène,
la musique quoi, et ce qu'il faut retenir c'est qu'elle gagne
sa vie avec ! Tout simplement parce qu'elle est suffisamment
balèze dans ce domaine pour se le permettre. Gagner
votre vie en exerçant un métier est une chose,
la gagner grâce à un talent reconnue en est une
autre. Et elle, elle vit dans son rêve. Quand vous en
ferez autant vous pourrez venir lui jeter des tomates.
4
: Lorie ne doit sa réussite qu'à
son talent.
A
son talent, à sa ténacité, à cette
force de caractère qui l'amène à ne jamais
baisser les bras devant l'échec, l'injustice ou l'adversité,
mais aussi à des parents ouverts et consciliants qui
ont su très tôt reconnaitre l'empreinte une réelle
vocation où d'autres n'auraient pu diagnostiquer d'un
trivial et persistant caprice d'enfant rêveur.
A
l'inverse de ces saletés de Starac' fils-à-papa
ou acteurs aussi lamentables que fictifs qui bourgeonnent
sous serre dans des incubateurs à croissance rapide,
à qui l'on administre des doses de SDS (serum de star)
dans des proportions suffisantes à rendre un poney
célèbre pour dix ans, puis qui claquent avec
leur contrat les uns après les autres pour finalement
passer pour des ânes tout le restant de leur vie (enfin
sauf deux ou trois qui finalement s'avèrent pas trop
mauvais), à l'inverse de tout ça donc, le succès
de Lorie, quant à lui, n'est parti de rien d'autre
qu'un single uploadé sur le net. A partir de là
c'est le public, et seulement le public, qui s'est jeté
dessus de sa propre initiative. Pas de gros titres ou de couvertures
de programmes télé, pas de numéro SMS
surtaxé pour remplir les escarcelles des chaînes
TV tout en laissant croire au citoyen moyen qu'il va lui-même
choisir
les
14 des 15 candidats à virer, pas de propagande médiatique,
pas d'intox radio, rien... d'autre qu'un seul titre en libre
accès sur le web. Et avant de constater que les internautes
s'arrachaient le titre de Lorie, aucune maison de disque n'avait
voulu d'elle. C'en est presque à se demander ce qu'ils
avaient dans les oreilles. De là à nous conforter
dans l'idée qu'ils ne cautionnent en temps normal que
les artistes creux et sans saveur, du moment qu'ils permettent
d'engranger un max de blé en un minimum de temps, il
n'y a qu'un pas. Mais bon. Essayez donc, vous, de vous lancer
par le biais du net, juste pour voir... et ben -Plouf-... Bien
sûr à moi aussi on a dit un jour ou l'autre "mémé,
tu gagnes à être connu : tout ce que tu fais
tu le fais bien", mais ça n'a rien d'un compliment
: comme dirait ma grand-mère, "bon à tout
n'excelle à rien", et exceller c'est seulement
l'apanage d'un être d'exception. Comme Lorie par exemple,
pour ne citer qu'elle.
 5
: Lorie est photogénique.
Bon ok, les posters et autres photos officielles sont toujours
superbes, c'est le métier du photographe : thon ou
pas thon le sujet à toujours l'air d'un mannequin.
Mais chez Lorie, même quand elle est croquée
sur les photos pirates prises par papa-maman dans la fosse
avec un jetable, en train de dire "hou" la bouche
en cul-de-poule, figée dans une posture tout à
fait assimilable à celle d'un pantin désarticulé,
le maquillage qui fond sous la sueur, et avec un oeil fermé,
et bien même dans ces conditions extrêmes jamais
elle n'affiche la tronche épouvantable que vous et
moi serions susceptibles d'arborer. On ne voit jamais en elle
un individu en désavantage, agrafé dans une
attitude risible. On n'éprouve jamais ce sentiment
universel de moquerie mélé d'une sorte de voyeurisme
bon-enfant, mais par contre on voit toujours en elle et sur
ses photos une artiste talentueuse immortalisée dans
le feu de l'action. Les gens photogéniques sont rares,
et curieusement ils sont toujours adorables. J'ignore s'il
existe une relation entre photogénique et adorable,
mais jusqu'à présent et de façon empirique
je constate que le premier entraine toujours le second.
6
: Lorie rend les enfants intelligents
et les adultes heureux.
Ôôôhh ! Doucement monsieur Spock, nous allons
griller le module ! Effectivement,
le titre du point 6 peut paraître audacieux... Mais
comme dirait le démarcheur à domicile de chez
Electrolux en vidant sur le tapis turc le contenu du sac de
l'aspirateur : "laissez-moi vous convaincre"...
Les
enfants trouvent en elle une idole, un modèle, un guide
spirituel, un grand gourou Skippy. Une sorte d'Être
Suprême en somme qui, lui au moins, a l'avantage d'exister
en vrai. C'est important pour les petits comme les moins petits
d'avoir une copine ou une grande soeur à n'importe
quelle heure du jour ou de la nuit, quelqu'un qui les comprend
(en principe les parents ne sont pas des "amis"),
qui leur parle (les ours en peluche ne sont pas très
bavards), et en qui ils ont confiance : les filles sont prévenues
à l'avance que, sous leurs airs innocents, les garçons
sont de vrais brigands. Les garçons, eux, se rendent
compte plus vite (enfin pour ceux qui sont amenés à
s'en rendre compte un jour) qu'ils sont pitoyables à
se la jouer Don Juan ou prince charmant... Ils mûrissent
plus vite quoi, et commencent à prendre réellement
conscience du fait qu'il n'existe pas de démarquation
entre chacun d'eux et le reste du monde. Ils commencent à
découvrir la vertigineuse complexité des rapports
humains tout en restant d'éternels enfants. Pouvoir
s'identifier à un idéal demeure à terme
une condition 'sine qua non' d'épanouissement
: enfants, ados ou adultes fans de Lorie, tous ont envie de
lui ressembler, de devenir un jour comme elle : "chanter
et danser sur scène comme Lorie !" annoncent
les plus petits, émerveillés et pleins de rêves.
C'est ainsi qu'ils expriment leur désir plus global
de se construire une vie chantante et dansante. Lorie leur
montre par son exemple et de la façon la plus concrète
que ça n'a rien d'impossible, à la condition
express de se mettre à bosser dès à présent,
et de tout faire pour atteindre leur but. Le voilà
le message. Et puis plus sobrement, ils s'initient de leur
propre initiative au journalisme et à la recherche
documentaire en fouinant dans la presse écrite, apprennent
déjà tout jeunes à cerner les bassesses
des journaux à scandale, font travailler leur mémoire
en apprenant par coeur, sans effort et sans s'en rendre compte,
des pages entières de textes, de paroles, parfois d'interviews...
Ca ne peut pas leur faire de mal, quand bien même l'option
"Lorie" n'est pas proposée au BEPC (quelle
que soit sa terminologie actuelle), les enfants ou les jeunes
ados bâtissent ainsi les fondations d'un esprit bien
fait, critique, et si je puis dire 'performant'. Les fans
un peu moins jeunes, quant à eux, retrouvent dans les
chansons de Lorie toute l'innocence et la pureté d'une
vie telle qu'elle devrait être vécue, si les
années de désillusions, les piètres frictions
dérisoires inhérentes au monde des adultes,
et la perversion du monde du travail n'avaient pas enseveli
leurs rêveries et leurs espoirs sous un monticule sordide
de mauvais revers, de dégoûts et de rancoeurs.
Lorie fait ressurgir toute une farandole d'émotions
flambant neuves que l'on croyait à jamais enterrées.
Encore moins jeunes nous avons les parents qui, de leur côté,
ne peuvent que se féliciter de voir grandir si sainement
leur progéniture, et ne peuvent que s'émouvoir
de ces premiers pas équilibrés vers l'autonomie,
la curiosité, et l'indépendance. Alors bien
sûr de prime abord on peut être effrayé
de voir des enfants de 8, 10, 14 ans plonger tête première
dans une spirale de fanatisme et de dépendance, de
les voir retapisser integralement portes murs et plafonds
de photos et posters jusqu'au dernier centimètre carré,
et parfois pousser le vice jusqu'à s'habiller au détail
près exactement pareil que Lorie... Oui c'est flipant.
Mais rassurez-vous :
- d'une, la psychose ne perdure pas au delà des 15/16
ans dans le pire des cas, et en principe l'admiration pour
l'idole si elle demeure revêt alors un caractère
plus sage, plus adulte et plus serein. A tous les parents
désemparés, croyez-moi : un beau jour vous reverrez
enfin vos papiers peints.
- de deux ça n'est pas un syndrôme "typique
Lorie" : Combien de jeunes ados prépuberts déambulent
en survêt blanc Reebok, leur phone portable chromé
bien en évidence, parlent comme des chartiers avec
ce faux accent de cité, ne respectent rien pas même
la politesse la plus élémentaire ? Rien, sauf
bien sûr chaque attitude et chaque parole leur idole
de rappeur violent et toxicomane ? Vaut-il mieux que l'idole
de vos enfants soit une loque qui leur débite le sang
la haine et le désespoir, ou vaut-il mieux qu'elle
soit une battante et leur chante l'amour la tendresse et la
vaillance ?
 7
: Lorie chouchoute ses fans.
Le
talent ne fait pas la Star. Le talent fait les fans, et ce
sont les fans qui font la Star. La nuance est de taille !
Avec des shows à l'américaine pour lesquels
elle se donne à fond, un fan-club officiel toujours
en alerte, des séances de dédicaces qui peuvent
durer des heures, une ligne de vêtements co-créée
par elle, Lorie offre à ses fans tout un panel de surprises
et de bonheurs, une vraie farandole de petites attentions,
personnalisées ou collectives. Citons par exemple les
pages qu'elle écrit à son public et qu'elle
glisse dans les pochettes de ses disques. Enfin ce sont des
photocopies hein, comprennez bien qu'elle va pas non plus
se tapper 400 000 fois à recopier la même baffouille.
Même lorsqu'elle quitte sa vie privée et sa maison
pour enfiler son costume de super-Star, Lorie sait rester
naturelle et spontanée. C'est peut-être pour
ça qu'elle multiplie les invitations sur les plateux
TV, et qu'elle chante avec les Enfoirés. Avec elle
la relation fan/artiste n'est pas à sens unique, il
s'agit davantage d'ne relation terrien/terrien qui tient bien
plus de la franche amitié partagée que de la
triviale obligation professionnelle. A l'évidence,
les innombrables petits mots qu'elle adresse de sa main (directement
avec un vrai stylo cette fois puisque c'est de la correspondance
perso) à ses tout aussi innombrables admirateurs/trices,
lorsque son emploi du temps drastique le lui permet, en témoignent
par leur touchante sincérité. A ce propos tiens,
Lorie, si tu trouves une minute pour dédier un petit
mot à mes lecteurs, je serai tout fier de le publier
ici. (...et même je veux bien que tu rajoutes en bas
un truc du genre "Mémé c'est le plus
fort, le plus beau, le plus intelligent..." enfin,
je te laisse choisir la meilleure façon de le dire...)
 8
: Lorie n'a pas la grosse tête.
(...contrairement
à toi... Qui a dit ça !? on voit qu'il
n'a pas encore vu mes chevilles. Bref.) Comme nous tous, Lorie
sait oublier son boulot quand la journée est finie.
Le prestige de son personnage n'est pas une idée fixe.
Elle ne se maquille pas si ce n'est pas nécessaire,
elle ne va pas d'une pièce à une autre en dansant,
comme on pourrait le croire. Elle arrive même à
parler d'autres choses que de musique, je vous jure que c'est
vrai, et elle est la première surprise par la folie
qu'elle génère. Elle ne court pas après
les tunes plus que de raison, et elle sait se poser incognito
de temps en temps. Elle part même en vacances ! Si si
je vous assure. Elle chante ce qu'elle a envie de chanter,
même si le fait qu'elle soit liée par contrat
avec une maison de disque puisse amener les mauvais esprits
à penser le contraire, et dans la vie de tous les jours
et bien c'est une jeune femme... de tous les jours, Simple
et romantique, rêveuse et sensible, sentimentale et
spirituelle, bref plutôt à l'aise dans ses pompes.
Alors après, bien entendu, quelques jeunes fans l'ayant
croisée par hasard sur leur chemin viennent se plaindre
de sa froideur, après lui avoir sauté dessus,
déchaînés, en brandissant un papier vierge
et un stylo avec toute la délicatesse d'un morpion
fanatique enragé, et trouvent inadmissible de n'avoir
pas reçu en retour toute l'attention souhaitée
ni les sourires attendus... "Ouais, Lorie elle se
la pète grave super-Star... Comment qu'elle craint
!" Et ben non : Lorie, comme tout le monde, a aussi
le droit de faire la gueule ou d'avoir un coup de blues de
temps en temps. Surtout lorsque vous venez lui briser les
rouleaux quand elle est en vacances ! Un peu de respect et
de compréhension bon sang de bois. Elle ne peut pas
être Lorie à longueur de temps, 24h/24,
ce serait inhumain ! Le jour-et-nuit 7/7 n'est la caractéristique
que des pizzerias et des stations service... D'ailleurs même
Superman reste Clark Kent la majeure partie du temps. Imaginez
une minute : ça vous plairait à vous d'être
alpagué par un de vos clients sur la plage pendant
que vous vous promenez les doigts de pieds dans l'eau en amoureux
? Ou bien qu'un collègue de bureau vienne frapper chez
vous un dimanche pour parler boulot alors que vous êtes
en tongues en train de siroter une sangria entre amis ? Passion
ou pas passion, star ou pas star, Lorie ou pas Lorie, il faut
savoir oublier le boulot de temps en temps, histoire de prendre
le temps de faire autre chose. Lorie, finalement, n'est qu'un
être humain. Tiens ben parlons en justement :
 9
: Lorie est un être humain.
Ah quelle remarquable transition, avouez que ça vous
épate ! Eh oui, grande révélation : au
risque de blesser les plus petits par cette abrupte désillusion,
Lorie n'est pas un être de lumière muni d'une
auréole amovible et qui dissimule discrètement
ses petites ailes blanches en les repliant sous ses vêtements,
même sous ses vêtement plus sexys. Elle ne se
désintègre pas en backstages pour ne réapparaître
qu'au concert suivant, il n'y avait pas de journalistes pour
assister à sa naissance, et chaque jour à chaque
seconde qui passe elle est quelque part en train de faire
quelque chose sans que la planète entière n'en
soit informée. (C'est à se demander à
quoi sert la presse...) Dans la réalité, la
"Lorie" universelle que l'on croit connaître
si intimement, du menu de son petit déjeuné
jusqu'au prénom de ses peluches, est simplement l'image
publique donnée par un vrai individu qui existe aussi
en dehors de la scène ou du studio, une véritable
personne qui habite dans une maison, qui ne rate sûrement
jamais une occasion de faire une bagarre de boules de neiges,
qui ne sait plus où ranger ses vêtements et ses
paires de pompes (ceci dit, on est tous dans cette situation),
qui passe des soirées à squatter la télé
et des après-midi à faire les boutiques avec
ses copains copines, qui fait des bisous à son papa
et des câlins à sa maman, qui dort la nuit en
même temps que nous, qui fait des grâces mat'
sous la couette le dimanche matin, qui ne possède étonnamment
que 23 paires de chromosomes (invraisemblable je suis bien
d'accord), et qui va aussi aux chiotes comme vous et moi.
Ce vrai individu est forcément extraordinaire, c'est
obligé, puisque le personnage "Lorie" qu'il
interprète spontanément arrive à lui
seul à réunir les huit raisons précédentes...
Et de toute façon, comme je l'ai dit plus haut, on
ne peut pas être complètement loose quand on
chante aussi bien. La voix aussi est un mirroir de l'âme,
il suffit d'avoir un coeur et des oreilles pour s'en convaicre.
Tiens demandez à Daredevil ce qu'il en pense. Pour
ma part je préfèrerais connaître un peu
mieux l'être humain, au détriment de son côté
super-Star. Mais bon, je vis dans mes rêves que voulez-vous,
c'est un des cruels supplices de la condition de fan, il faut
savoir faire avec... Ce qui m'amène à une nouvelle
transition épatante :
10
: Je suis fan de Lorie, et j'ai toujours
raison.
Des
questions ?
| Oui mais voilà
: au fil de mes discussions, ou d'après les commentaires
récoltés à foison sur le net, force
est de constater que Lorie est encore loin de faire l'unanimité.
Un papier et un crayon, mon costume d'avocat du Diable
: me voilà parti en quête d'une classification
des critiques redondantes. En voici une brève analyse... |
10 mauvaises raisons
de ne pas être fan de Lorie :
 1
: Bâââh, Lorie c'est
une fille !
Et les filles sont des pisseuses laides chiantes et bêtes...
Oui, soit, en effet. (Ai-je dit en effet ? Mais...
qui a tapé ça ?!) Toutefois cet argument n'est
acceptable dans son contexte que s'il est formulé par
un opiniâtre et bien piètre misogyne, ou par
un jeune garçon un peu stupide âgé de
moins de 8 ans. Choisissez votre catégorie.
2
: Lorie aime bien Obispo.
Enfin il parait... Bon ben voilà, elle aime bien Obispo.
C'est dur mais comma ça. Après tout c'est pas
un drame hein, ni une tare. Si ça se trouve il est
sûrement très sympathique, Obispo, quand il ne
chante pas. Et puis d'abord ça veut rien dire, une
simple question de goûts... Tenez : moi j'aime bien
Lorie, est-ce que ça fait de moi un individu abject
? (c'est une question purement rhétorique, prières
de ne pas bombarder ma mailbox...)
3
: Lorie fait des fautes de français
dans ses chansons.
Ca craint ! Quand on a le statut d'idole nationale on fait
à peu près gaffe à ce qu'on dit, bordel
!
- Transformer un subjonctif "veuillent"
en indicatif "veulent" pour enrichir la
rime avec "seule" c'est en effet très moyen
(pour mémoire : Quoi qu'ils me veulent,
moi je préfère rester toute seule),
- forcer sur une fausse liaison (La fille qui est dans
tes bras devient-z-une autre en lumière)
ok ça aussi ça fait Aïeuu mal aux oreilles.
- Rompre la structure syntaxique d'une phrase pour coller
au bon nombre de pieds, genre "sans poêmes, ni
de haine" au lieu de soit "sans poême ni haine"
soit "pas de poême, ni de haine", encore que
là cette tournure resterait litigieuse (car un bon
français tel qu'il était encore correctement
enseigné il n'y a que 20 ans de ça et prônant
le "ni-ni" n'aurait certainement pas toléré
un "pas-ni"), ben ça craint aussi...
Alors oui, la notoriété aide certainement à
transformer les fautes de français en figures de style,
ou en licence poêtique, mais invariablement via
un court détour par la mauvaise foi. Bon ben quoi,
et alors ? Ca vous arrive jamais de vous gourrer vous ? Honnêtement
? Perso, à l'oral je zappe tous les "ne"
dans les négations, et vous aurez constaté qu'à
l'écrit aussi pardi puisque j'écris comme je
parle. Lorie joue dans une équipe, il n'y a pas qu'elle
dans le studio, elle n'est même pas là pour le
mixage si ça se trouve. Alors dans le fond elle n'y
est pour rien s'il y a des pains sur ses disques : la plus
grande partie de la faute revient à tout le staff affecté
à la chaîne de prod depuis le studio jusqu'au
pressage, tous ont laissé passer ces petites inexactitudes
sans jamais percuter. Enfin de toute façon c'est pas
pire que l'autre tâchon avec son "si j'exiiiiiste
c'est d'êèèètre fan", allez
la chercher la syntaxe ! Bon je le répète pour
ceux qui nous rejoignent : j'ai rien contre Obispo en personne
hein, je suis même sûr que c'est un chic type,
et tiens d'ailleurs Pascal, si tu passes par là, envoie-moi
un mail je te paye une mousse avec plaisir ;)
 4
: Lorie n'a rien dans le crâne.
"Lorie-pilante" ça ne fait sourire
qu'une fois, pour récompenser l'effort d'imagination...
"Elle est bête, elle est blonde, elle est le
pur produit d'une savante alchimie marketing entre une poupée
Barbie et une poupée gonflable... C'est Britney sans
le silicone... C'est Madonna sans le sexe... " etc...
J'ai même entendu récemment un truc comme "C'est
qu'une pauvre pédophile refoulée même
pas assez intelligente pour faire du porno..." Alors
tout ça c'est extrêmement malin, bravo mesdemoiselles
et messieurs vous pouvez être particulièrement
fiers de vous. Attendez de devenir cébèbres
si vous en êtes capables, je vous attends en sortie
de virage... Niark niark niark ! Les écoute pas Lorie,
de toute façon ils sont encore trop subtils pour devenir
rédacteurs chez Voici... mais qu'est ce que
je raconte moi, je vais rester sur le banc de touche : tu
es bien assez grande pour te défendre toute seule ;)
5
: Lorie ne sait pas chanter.
"L'aut'jour aux victoires de la musique ou à
chépaquel gala y avait Lorie, elle a chanté
sans play-back, c'était à grave chier ! "
ou alors "Lorie elle a la voix d'un chat qui se coince
la queue dans la porte" ou le pire de chez pire
"Lorie quand elle aura mué elle pourra dire
adieu à sa carrière" Mwarf ! Alors
ça c'est balèze ! Heu dites, je sais pas si
vous savez, mais Lorie en 2009 elle aura mon âge, j'ai
des rides et je perds mes cheveux... Ca fait quelques lustres
déjà qu'elle ou moi on n'a pas pris le moindre
centimètre en hauteur, ni perdu le moindre demi ton
de téciture. Pour le reste c'est même pas mesquin,
c'est pire que mesquin. Avant de raconter des âneries
pour vous faire mousser en occultant votre propre médiocrité,
commencez par écouter Lorie chanter, au moins une fois,
pour de vrai, et ensuite ne confondez pas le préjugé
avec la mauvaise foi. Bon je veux bien admettre que le feed
back ait pu être mal réglé pour un spectacle
monté à l'arrache et avec tout pleins d'artistes
aux exigences et habitudes différentes, et du coup
il est bien possible que Lorie ait pu perdre un petit peu
pied par moment... Mais bon, si chanter signifie hurler, si
chanter signifie interpréter "We will rock you"
sur le même ton que "Sound of silence", si
chanter signifie laisser son âme à la maison
pour mieux noyer un texte sous un flot vomitif de pauvres
effets de voix, alors dans ce cas là oui elle ne sait
pas chanter. Mais là c'est vous que ça regarde,
il y a certainement des médecins spécialisés.
Ensuite quoi : "oui mais Lorie ne chante que pour
le blé" ? Et bien non, c'est l'inverse :
pour reprendre ces termes dans le bon ordre, Lorie ne fait
du blé qu'en chantant. Ben quoi ? C'est pas cool ça
peut-ête ? J'aimerais bien moi gagner ma vie en chantant...
Vous, moi, Lorie, le voisin de palier, on fait tous quelque
chose pour gagner des tunes. Y a même des métiers
qui consistent à butter des gens. Alors pourquoi pas
chanter ? C'est vraiment le plus beau métier qu'on
puisse exercer, et à plus forte raison si on aime ça.
C'est toujours nettement plus constructif en tout cas que
de faire de la politique...
6
: Lorie écrit même pas
ses textes, les paroles sont tartes.
BHOOooooouuUU
! C'est la honte, elle pourrait se forcer un peu, bordel !
On l'adule telle une déesse alors qu'en réalité
elle se contente... de lire sa fiche ? Dans ce cas là
hop donnez-moi une chanson toute prête, un studio et
toute la prod derrière, une couverture médiatique
en titane et je deviendrai moi aussi une star... C'est ce
que vous vous dites ? Ok ça existe, comme son nom l'indique
ça s'appelle la Starac' ! Mais revenons à Lorie
: selon vous les acteurs rédigent-ils leurs propres
répliques ? Les instrumentistes écrivent-ils
eux-mêmes leurs partitions ? Les chauffeurs de bus choisissent-ils
leur itinéraire ? Les pilotes d'avion atterrissent-ils
où ils veulent ? Alors pourquoi une chanteuse devrait-elle
écrire ses textes ? Il existe une marge entre interprète
et auteur-compositeur. Chaque chose en son temps. Lorie a
déjà coécrit plusieurs de ses titres,
aussi dans un proche avenir un album 100% made by Lorie n'est
pas une utopie. Et qu'y a-t-il de tarte dans le fait de chanter
l'amour, l'émotion, le bonheur et les rêves ?
Ah ça y est, je sais : c'est des trucs de taaaaaapettes
c'est ça ? C'est pour les gamins ? Alors que vous ah
oui bien sûr, Yeess vous êtes de vrais rebelles,
des p'tits durs de dur qui s'affichent tout fiers avec des
pseudos redoutables et de féroces avatars qui flatent
l'image illusoire que vous avez de vous-même : des vrais
solides qui ont tout fait qui ont tout vu, qui font pas leurs
heures de colle et qui pleurent même pas en tombant
de vélo ! oh les dantesques petits caïds... de
cour de récré ! Mwarf ! Je me marre, tas de
looooopettes ! Exprimer des sentiments en musique c'est grave
cul-cul ? Alors ok, dans ce cas faites-moi une liste des titres
que vous connaissez et qui n'expriment rien. Les textes que
chante Lorie sont troublants de spontanéité
et d'innocence, s'ils ne vous touchent pas c'est parce que
vous voulez bien vous complaire à cultiver l'indifférence
sentimentale : une mauvaise crise d'adolescence ou un banal
recours à l'autodéfense face à votre
vie grise et insipide. Mais demandez-vous qui était
le premier : la vie morne et triste, ou l'apathie émotionelle
? Franchement, lequel est la cause de l'autre ? Prenez donc
le temps d'écoutez Lorie et vous verrez, comme dit
JJG, elle change la vie !
7
: Les forums des fans de Lorie sont
pitoyables.
Orthographe
SMS poussée dans ses derniers retranchements (au point
que l'Académie Française envisagerait le suicide
collectif), participants obsessionnels, arrogants, ou stupides,
ou les trois à la fois, mentalités affligeantes,
propos stéréotypés, pathétiques,
ou incohérents, originalité inexistante et banalités
consternantes, meutes en délire de fillettes hystériques
et coquelets immatures, voici ce qui attend les grands fans
dans leur vaine quête d'une communauté de semblables
: "Lorie T tro bL tu chante tro biain tu dence tro
jéniale é ge tadooooor pour toujour" -
"Lorie èle pu C 1 poufiaaase" - "mèmpa
vré pask ele é tro bèle é el chente
tro biin alor arète T bète é C toua ki
pu"... J'exagère à peine (constatez
donc par vous-même, Google est votre ami). Maaais tout
n'est pas perdu : les forums consacrés à Lorie
ne sont, somme toute, pas très différents des
autres... Pour le fan muni d'un cerveau fonctionnel, le tout
consiste alors à réprimer son envie de partage,
et à voir le bon côté des choses au delà
de la dispute à-celui-qui-a-le-plus-beau-cartable :
tous ces petits monstres savent utiliser un ordi dès
le plus jeune âge, et rechercher des sites et des informations.
Ils s'expriment librement, les uns pour, les autres contre,
les uns l'amour le plus sincère, les autres une indicible
haine... eh oui, ils font là leurs premières
armes dans ce tumulte flou et encore mal maîtrisé
de sentiments et d'émotions bouillonnantes qui guide
l'enfance et dirige l'adolescence. Certains protagonistes
de ces affrontements sans merci, dans un camp comme dans l'autre,
parviennent presque dès six ans à construire
un début d'argumentaire pour asseoir leur point de
vue. Quelques-uns parmi les plus lumineux réussissent
même à déduire, d'eux-mêmes ou bien
suite à une vexation, qu'une orthographe correcte constitue
un premier pas vers la crédibilité, concept
pourtant encore étranger chez la plupart des lycéens.
(Tout d'un coup là je prie pour n'avoir pas laissé
trainer de groces fôttes involontaires sur cette page...)
Et cette éclosion précoce à vitesse grand
V grâce à qui ? Grâce à Lorie !
8
: Lorie roule en Rav4.
La Toyota Rav4... La bagnole type de la citadine complexée
qui veux se faire voir, le 4X4 étiqueté "spécial
trottoirs" par excellence, qui ne verra jamais rien d'autre
que de la pelouse et du bitume, la caisse surélevée
"on est haut, on domine" qui donne l'impression
de trôner au dessus des autres. Ca pose problème
? Eh, les gars, c'est juste une bagnole... Vous pensez avoir
l'air de quoi vous dans vos BM noires avec vos jantes alu
et vos amplis Pioneer 6 x 450 Watts, ou dans vos 306cc vert-pomme
? Si j'avais le blé moi aussi je roulerais en Rav4,
et même si j'avais encore plus de blé ce serait
cash un Hummer H1 noir que je conduirais, le même que
Sean Connery dans Rock, et là pour le coup
à vos yeux de beaufs j'aurais l'air bien plus con que
Lorie dans son Rav4. Même pas honte d'abord. Na. Commencez
par vous assumer avant de dénigrer.
 9
: Lorie se gave de Nutella sans grossir.
Aaah
mesdemoiselles ça ça vous fait enrager hein
? Vous tueriez pour être pareilles ? Imaginez ça
: le Nutella format familial à la cuillère à
soupe chaque matin ! Et jamais un gramme sur les cuisses !
Le rêve, le pied absolu, la liberté ! C'est pas
humain, sûrement une conspiration médiatique
ou un sombre accord commercial avec Ferrero... C'est du bluff
? Et pourquoi ce serait du bluff ? C'est peut-être dû
à une caractéristique physiologique particulière,
tenez un exemple au hasard, moi (je vous préviens,
là vous allez vraiment me haïr) : depuis que j'ai
fêté mes deux ans, mon organisme est resté
incapable de stocker le moindre gramme de masse graisseuse.
Et ce n'est pas faute d'avoir essayé ! Bière
frites-mayonnaise tartines de beurre fromages et charcuterie,
rien à faire, je reste sec comme un haricot. Les derniers
appareils de mesure à impulsions ont déclaré
forfait, c'est même pas 1%, mais direct un code erreur
du genre "merci de ne pas jouer avec ce matériel,
les mesures ne seront fiables que sur de la matière
organique vivante"... Non mais oh ! Insolente machine
effrontée ! C'est limite vexant sur le coup, mais c'est
dans mes gênes. Qui sait, peut-être est-ce aussi
dans les siens (rappelons ici ses 23 paires de chromosomes
sus-citées), mais quoi qu'il en soit et dans tous les
cas, au lieu de vous plaindre en vous empiffrant de pizzas
0% et de tablettes de Crunch, et bien faites-les, vous, les
heures de répète, les journées à
vous entraîner, les cinq dates par semaine, les live
de ouf à danser sauter bouger dans tous les sens, les
aprèm ski-nautique et les compètes de patin
à glace ! Le simple fait de chanter correctement requiert
des abdos d'acier et une dépense d'énergie considérable.
Adieu les Ouèit'Ouatcheurz de femme au foyer télévores,
dans la cheminée les programmes minceurs Biba "dernière
ligne droite avant l'été", et dans
les gogs les crèmes rafermissantes pour fions flasques...
Faites plutôt ce que fait Lorie : là, même
en vous empifrant comme des gorets, c'est cash quatre kilos
en moins par semaine, au moins.
10
: Ce serait grave la honte d'être
fan de Lorie !
Ah
ben oui alors ! Imaginez un instant ce que vos potes penseraient
de vous s'ils apprenaient que vous êtes fan de Lorie
? Et même dans le meilleur des cas s'ils découvraient
que vous appréciez un ou deux titres seulement ! Bon
sang mais ce serait terrible, ils vous banniraient certainement
de leur vertueux cercle d'amis... Et bien justement ! des
amis qui vous bannissent pour une histoire de goût musical,
des "amis" qui ne vous acceptent qu'à la
condition que vous calquiez votre identité sur la leur,
ces gens-là pour qui l'uniformité et l'artificiel
sont tellement essentiels, ne vaut-il pas mieux les quitter
le plus vite possible, et de votre propre initiative, et les
laisser croupir dans leurs illusions matérialistes
? C'est bien trop facile d'être un petit chef de groupe...
Et qu'est ce qui vous dit qu'ils ne vous admireront pas davantage
encore pour votre différence ? N'êtes vous pas
vous-même précisément en train de vous
plier à leurs différences à eux ? Soyez
vous-même au moins une fois ! Saperlipopette ! (Admirez
ce bel exemple de psychologie de salon de coiffure, Doc' et
Difool eux-mêmes n'auraient pas mieux traité
la question...)
Bon ok j'avoue
avoir rajouté de mon propre chef le point b2
et la moitié du point b3... Ô remorse, remorse... Quoi ? C'est ma
page ouèbe ici après tout, je mets ce
que je veux dessus. D'abord. Non mais des fois. Sans
blagues. M'enfin. Alors. Quoi. Hop hop hop. Bon tant
que j'y pense, je dois vous signaler que les photos
sont toutes copyrightées... Enfin je suppose.
Oui bon bref, d'après mon plan minutieusement
préétabli on arrive là à
peu près à la fin de l'exposé,
alors amenons sans fioriture la conclusion :
Toute
entité pensante douée d'émotions
et répondant au concept d'humain est
obligée d'aimer Lorie... |
Si
c'est votre cas, mettez donc ce petit nounours sur
une page de votre site, ça coûte pas
cher, et en plus vous ferez le bonheur d'une adorable
fillette. (Qui est en pleine forme hein, je ne suis
pas en train de faire la manche). Et p'is d'abord
il est trop choupinou ce nounours, avec son p'tit
ballon... ;)
- Zi ènde - |
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